Présentation du blog

Pourquoi ce blog ?

Expropriés depuis juillet 2005 du parc de la mairie à Noisy-le-Grand (93160),
nous avons créé ce blog qui prend le relais du site www.noisy-expropries.com 
(en ligne de 2003 à 2006)  pour :
 
* continuer à vous informer de la procédure administrative toujours en cours depuis 2003 suite à notre recours contre la Déclaration d'Utilité Publique des projets communaux dans le parc de la mairie et l'arrêté de cessibilité des parcelles;

* dénoncer le comportement de la Commune à l'égard des personnes âgées expropriées en juillet 2005 qui a eu des conséquences néfastes pour leur santé physique et morale;

* vous tenir informé des revendications légitimes que nous avons eues envers la Commune expropriante pour avoir de justes indemnités d'éviction;

* soutenir les habitants des autres quartiers touchés par des périmètres d'étude et menacés d'expropriation;

* dénoncer les problèmes d'urbanisation et d'environnement à Noisy-le-Grand.

Bonne lecture

Régine et Richard Codron
          

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quartier des Bas-Heurts

Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /2007 09:59

Courrier déposé dans le registre le 15 février 2007

      

À l’attention de Madame et Messieurs les Commissaires enquêteurs,

Enquête concernant l’utilité publique
Création de ZAC du clos aux biches de Noisy-le-Grand.


Madame, Messieurs,


Nous sommes totalement défavorables à l’utilité publique de la création de ZAC du clos aux biches tel que ce projet est présenté aujourd’hui.

Sur un plan général, les motifs qui justifient la politique de densification des villes proches de Paris sont connus. Cela ne doit pas être considéré comme une règle qui s’impose dans n’importe quelle condition !

En effet, cette densification impose à la ville des contraintes dont les conséquences très fortes n’ont été ni évaluées, ni prises en compte avec suffisamment de rigueur dans ce document.

Nous allons reprendre différents points que nous avons déjà abordés lors de rencontres avec certains d’entre vous au cours des permanences.

> Le coût des expropriations

Celui-ci peut devenir exorbitant lorsqu’il s’agit de la santé des habitants du quartier, en particulier des personnes âgées !
Nous pouvons témoigner pour avoir vécu l’expropriation de l’îlot Mairie par la même Commune de Noisy-le-Grand. Les méthodes sont particulières et si elles semblent répondre aux critères imposés par le Code de l’expropriation, ce n’est que « service minimum ».
En effet, les propositions de relogement n’ont été que de pure forme et ont même pu frôler le cynisme. Jugez-en vous-mêmes !
1. premier courrier informant de la procédure –cela représente déjà un choc énorme d’être confronté à cette réalité- il est accompagné d’un dossier d’inscription pour une demande de logement social en préfecture de Seine st Denis !
2. nouveau courrier suite à nos refus avec demande de précision sur les possibilités de relogement, cette fois avec la proposition d’une location dans d’ex-logements de fonction des écoles les plus périphériques de la ville sans commerces et dispersion des personnes âgées, moyennant un abattement de 40% des indemnités !
3. nouveau refus des concernés, d’autant que le Maire s’était exprimé dans « le Parisien » en assurant que « les expropriés seraient relogés à moins de 100 mètres de la Mairie ». Il y eut alors le dernière proposition « réglementaire mais de pure forme » : le même appartement dans une résidence HLM d’un quartier éloigné pour les 4 personnes âgées et le couple de retraités et une maison (nous avions exigé une maison pour notre famille) qui avait été squattée et destinée à la démolition pour nous. Ceci moyennant un loyer et un dégrèvement de 40% des indemnités !
4. la Commune n’a d’ailleurs pas pris elle-même au sérieux ces propositions puisqu’elle a saisi le juge pour l’ordonnance d’expropriation avant même la fin du délai de nos réponses…..

Quant aux indemnités proposées, il faut préciser que les juges de première et seconde instance suite à l’appel de la Commune, les ont quasi doublées pour tous.
En obtenant un total qui était finalement très proche de la valeur du coût estimé dans le dossier initial pour obtention du l’utilité publique !
Car pour obtenir un dossier cohérent, l’estimation (à chaque fois « selon l’avis des domaines » !) commentée positivement par le commissaire devait paraître suffisante…. Pourquoi ensuite essayer de réduire ces valeurs de moitié ?
Pour ajouter à la détresse des expropriés car les sommes initialement proposées ne permettait pas même l’achat d’un appartement !
Pour mémoire, pour 7 pavillons, la ville a du s’acquitter de 3,6 M d’euros en 2005 (3,1 prévus dans le dossier présenté en conseil municipal pour utilité publique courant 2003)
En pièce jointe, vous trouverez 2 courriers, l’un au préfet à la suite de la demande de nouvelle enquête publique  pour les terrains concernés et un article publié évoquant les personnes âgées.

> De la concertation

Tout d’abord, nous voulons dénoncer une « soi-disant concertation » qui n’a été qu’un grand oral de présentation du cabinet en charge du projet ! Aucune place pour les propositions ! Les questions ne servaient qu’à une explication  de texte complémentaire pour nous convaincre que ce projet était le meilleur … quant à celles plus insistantes ou embarrassantes, la réponse fusait : « vous verrez cela avec le dossier. Quand ? Lors de l’enquête publique ! » CQFD…. Quand cela ne tournait pas à l’affrontement personnel où les habitants étaient bien vite oubliés….

> De la recherche d’autres terrains disponibles, imposée par le code de l’expropriation

Pourquoi avoir commencé par créer une ZAC ?
Pour pouvoir exproprier !  Dans ce cas, quid de la concertation ? Où voyons-nous que la Commune a exploré d’autres pistes ?
A-t-elle pris contact officiellement avec Epamarne pour étudier d’autres solutions excluant les expropriations en demandant à racheter les terrains dont cet organisme dispose sur la Commune?
Où sont les études des résultats de la densification envisagée dans le projet de PLU en terme d’atteinte des objectifs soi-disant à atteindre dans les divers schémas directeurs ?

Et si le PLU tel qu’il a été présenté en parallèle aux noiséens permet de construire suffisamment de logements nouveaux sans coûter autre chose que l’investissement privé tout en assurant la mixité « organisée » par les règlements de construction et de zonage ? La nécessité des logements sociaux indéniable pourrait elle tout à fait être satisfaite par les cessions aux organismes référencés des terrains déjà acquis par la Commune dans différents quartiers à des tarifs attractifs comme certaines villes se sont déjà engagées à le faire.

> Du dossier  de l’enquête publique

Nous avons un joli dossier de présentation sur papier glacé mais si les descriptions peuvent être assez détaillées, force est de constater que les solutions nécessaires ne sont pas explorées.

Exemples :

1. le risque fort du Plan de Prévention des Risques de glissement de terrains

Pour mieux comprendre, nous sommes allés nous documenter sur le site de la préfecture et joignons un document plus lisible. Il apparaît nettement que l’essentiel du coteau de Marne est soumis à un risque fort ainsi qu’une zone du quartier des Richardets. Cela n’avait pas échappé à Epamarne qui a en son temps choisi de construire l’essentiel de la Ville Nouvelle de Noisy sur une zone beaucoup moins concernée par cet aléa. La règle de ne pas construire de sous-sol a cependant prévalu pour beaucoup de bâtiments.
Dans l’ancien POS qui doit être remplacé par le PLU, les règles de construction étaient, nous semble-t-il, beaucoup plus restrictives concernant les sous-sols même s’il existait des dérogations.
Nous voulons attirer l’attention sur ce point particulier de risque fort qui impose des règles de construction particulières (peut-être même en terme de responsabilité lorsque le risque est connu et non corrigé ?) qui ne sont pas du tout évoquées dans le règlement soumis à l’enquête.
On décrit par le menu des règles de stationnement, de limites…etc. mais rien sur les exigences liées au PPR Argile !
Et pourtant, les modifications en terme de réseau des eaux souterraines seront très importantes si les constructions  élevées se concentrent de part et d’autre du Boulevard Pambrun par exemple.
Sans être spécialiste et loin de là, le bon sens impose la réflexion et au minimum une étude d’impact très sérieuse avant d’engager la ville dans ce processus de constructions !

2. les espaces verts

Sous prétexte que la ville bénéficie de la présence sur son territoire du Bois st Martin d’une part et des bords de Marne d’autre part, il n’y a pas de volonté suffisamment marquée dans cette densification d’obliger le maintien d’un « quota » d’espace consacré aux arbres et aux jardins.
En effet, cette densification tous azimuts va inéluctablement aboutir à la diminution des espaces plantés ne serait-ce que par la disparition des jardins privés: cela n’est pas évalué, cela n’est pas compensé ! On n’en parle même pas !!!!

3. les transports et la circulation

Le dossier admet de gros points noirs en ce qui concerne la circulation mais quid des solutions ?
Certes elles ne relèvent pas seulement d’une volonté municipale mais densifier avant d’avoir la certitude d’une solution est totalement irresponsable quand on sait que les différents axes et les transports en commun sont déjà à la limite de l’asphyxie.
Cette ZAC avec ces zonages plus qu’attractifs pour les promoteurs va rapidement aggraver les problèmes et générer des difficultés supplémentaires !

4. Qualité environnementale

Les sources de pollution de l’air vont s’accroître pour les mêmes raisons: voir ci-dessus.

5. Assainissement

Le plan du réseau d’assainissement actuel est dans le dossier. Mais où est l’évaluation de ce réseau dont on entend très régulièrement dire qu’il est à revoir dans la plupart des quartiers !
Permettre de densifier sans avoir acté d’un plan de mise à niveau des réseaux en aval ni de préciser les moyens de traiter  les effluents avec leur capacité n’est pas acceptable !

6. Eaux pluviales

Même difficulté : a-t-on évalué les conséquences d’une densification avec davantage de constructions et donc de voies d’accès « en dur » sur l’écoulement des eaux pluviales ?
La ressource d’absorption naturelle par les espaces non construits se réduira considérablement. Est-ce que cela a été estimé ?

7. Nuisances sonores

Construire à des hauteurs de 18 à 22 mètres en bordure de ligne de RER A expose à des nuisances sonores importantes qui actuellement du fait de la faible hauteur de construction sont très atténuées par la situation en retrait des talus. La loi impose de prendre en compte ce point désormais semble-t-il ?
Si cela impose des normes spécifiques de constructions elles n’apparaissent pas !

> le PROJET tel qu’il est décrit

Est venu le temps de l’analyse du projet municipal.

Nous pourrions le résumer en une formule: « Comment placer 1500 logements sur 8 hectares? »

Pourquoi 1500 ?  C’est un postulat du dossier municipal !  au départ, c’était 1800 !
Bizarrement, ce chiffre donne une densité de 170 logements par hectare soit celle de Paris intra-muros, et d’après l’exposé, propice à la spéculation…
Cette densité s’associe à un schéma d’implantation des constructions tout à fait «caricatural» :
- une rupture d’échelle avec des immeubles pouvant aller jusqu’à 22 mètres (R+6) alors qu’autour les hauteurs vont du pavillon à étage au petit collectif de R+2 ou 3 maximum qui donnerait à ce quartier neuf  l’aspect d’une excroissance posée artificiellement sur la zone !
- des espaces publics enclavés conduisant à l’isolement…
- des constructions très hautes sur le pourtour de l’îlot, « périmètriques », accentuant encore la notion d’isolement de ce nouveau quartier qui « tourne le dos » au passé, aux habitants des rues voisines, à la ville voisine (Bry sur Marne) où les collectifs ne dépassent pas R+2 ou 3…
- des espaces verts qualifiés « d’allées démagogiques »! Cette notion aurait été inventée dans les années 50 avec la construction des tours pour aménager les parkings… et n’a rien à voir avec les conceptions de jardin public ou de parc urbain des architectes-urbanistes. Quid des jardins privés variés, entretenus par les particuliers mais visibles par les passants du domaine public ?
- Une voirie sur les pourtours constituant un nouvel obstacle à franchir ….

Au final, cela nous rappelait un « projet de promoteur des années 70 » !

Rappelons que les croquis bizarrement montrent constamment une « vue aérienne » pour éviter de comprendre la réalité de la hauteur de ces bâtiments ?
Si vous avez la curiosité de vous promener dans le quartier du Mont d’est (décrit dans le dossier du  PLU  comme une « future zone sensible ») cette hauteur correspond aux ensembles « les rives du lac » situées derrière le Sari !

> mise en compatibilité du POS valant PLU de la ZAC du Clos aux Biches

Il n’y a, nous semble-t-il, aucune raison autre que la rentabilité immobilière (et ce n’est pas la mission d’une Commune !) pour avoir créé une zone UBa1 sur ce secteur dans le dossier du PLU !
Nous demandons que les hauteurs maximales soient les mêmes que pour le Boulevard Pambrun ou le centre ville ou même le secteur limitrophe hors ZAC, soit R+3.
Nous rappelons en même temps que cette ZAC est à risque « argile » fort.

Toutes ces réflexions nous confirment que l’empressement, voire la fébrilité qui semble être la règle qui a prévalu dans ce projet n’a pas de nécessité.
Arrêtons de « mettre la charrue avant les bœufs » et prenons le temps d’une réflexion approfondie qui étudie les conséquences de ces décisions lourdes pour l’avenir. Prenons le temps de mesurer l’impact de ces propositions par des études approfondies.

Cela devrait normalement éviter les erreurs commises dans le cadre de l’opération Ilot Mairie : après avoir demandé l’utilité publique d’exproprier des pavillons pour construire deux équipements publics (extension de mairie et « salle des fêtes ») au motif de la synergie de ces équipements, « on » constate que cela « nuirait à la qualité du site » et  la Commune demande une nouvelle enquête !!!! Pendant ce temps, les expropriations lourdes de conséquences pour des personnes très âgées ont eu lieu……

En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien réserver à ce courrier, nous vous prions de croire à l’assurance de notre considération distinguée

                                                                                                                                                                       Régine et Richard C.

 


Copie de ce courrier adressé à Monsieur le Préfet de Seine Saint-Denis

Par expropriés ilot mairie - Publié dans : quartier des Bas-Heurts
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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /2007 22:21

Le contre-projet des Bas-Heurts : et si c’était la ville de demain ?

 

Nous étions avec Delphine, à assister à la présentation organisée par  l’association de défense ADIHBH-V samedi après-midi.

Ce contre-projet a été élaboré à la demande de l’association, par un groupe d’élèves et leur professeur de l’école nationale d’architecture de Paris-La Villette.

Ce fut une véritable démonstration de l’absurdité du projet municipal !

IMG-0023.JPG

 

Nous vous invitons à consulter le diaporama  disponible sur le blog des Bas Heurts pour mieux appréhender la qualité des propositions faites.

 

Nous avons particulièrement retenu :

 

Une étude d’impact approfondie : les étudiants ont pris le temps de photographier chaque maison et ses habitants, des personnes à qui ils ont parlé…. Ils ont même cherché la cabane qui devait justifier le délabrement du quartier pour le dossier municipal !

 

Conclusion :          Un procédé d’une rare violence

-         de par la soudaineté du projet de création de ZAC qui a assommé les habitants du quartier : des permis de construire récents, une création d’entreprise, un courrier ne faisant état d’aucun projet 2 mois plus tôt n’ont pas permis d’anticiper cette menace…

-         avec le peu d’attention accordée aux habitants en particulier aux personnes âgées

                          La découverte d’un quartier de grande mixité

-         en terme de revenus et catégories sociales

-         d’âge de ses habitants : jeune couple avec enfants et famille monoparentale, personnes âgées, familles dont les grands ado commencent à décohabiter ….

-         d’activités puisqu’ont été recensées dans ce secteur : des entreprises exploitant des niches économiques, parfois internationales, des bureaux de « high tech », de l’artisanat, une école de danse….

 

 

En 2 mots, ces étudiants découvraient un quartier vivant avec les caractéristiques que tous les urbanistes cherchent désormais à reconstituer!

L’idée directrice du projet devenait évidente :

comment marier  ce potentiel avec le développement du quartier en respectant ses habitants et les générations futures ? 

 

 Le site : partant du Mont d’Est, il descend progressivement vers les bords de Marne. Il se caractérise par la proximité de la « ville nouvelle » symbolisée par la monumentalité de l’immeuble Palaccio et ceinturée d’un boulevard circulaire à 4 voies : autant de ruptures avec l’environnement immédiat et d’isolement! Vient ensuite la friche du Clos Montfort qui a fait l’objet d’expropriations il y a plus de 20 ans et attend toujours preneur! Cette zone de la ville nouvelle appartient à Epamarne, organisme public et ZAC d’état toujours en vigueur.

Puis le quartier des Bas Heurts avec son tissu parcellaire rayonnant par rapport à la Marne, témoin de l’histoire maraîchère de ce secteur, qui peu à peu s’est enrichi d’habitations.

C’est ce quartier qui fait l’objet de la création d’une ZAC (Zone d’Aménagement Concertée) municipale.

 

Pourquoi ne pas utiliser cette proximité des lieux et créer une synergie ?

Ce sera la base du travail des étudiants :

imaginer un développement cohérent des 2 ZAC mitoyennes,  répondre aux nécessaires critères de mixité de type d’habitat, de type d’activités, ouvrir ce quartier aménagé au reste de la ville et construire réellement « la ville sur la ville ».

 

IMG-0012.JPG  

 

Puis est venu le temps de l’analyse du projet municipal.

 

Nous pourrions le résumer en une formule:

« Comment placer 1500 logements sur 8 hectares ? »

Pourquoi 1500 ?  C’est un postulat du dossier municipal ! au départ, c’était 1800 !

Bizarrement, ce chiffre donne une densité de 170 logements par hectare soit celle de Paris intra-muros, et d’après l’exposé, propice à la spéculation…

Cette densité s’associe à un schéma d’implantation des constructions tout à fait « caricatural » :

-         une rupture d’échelle avec des immeubles pouvant aller jusqu’à 22 mètres (R+6) alors qu’autour les hauteurs vont du pavillon à étage au petit collectif de R+2 ou 3 maximum qui donnerait à ce quartier neuf  l’aspect d’une excroissance posée artificiellement sur la zone !

-         des espaces publics enclavés conduisant à l’isolement

-         des constructions très hautes sur le pourtour de l’îlot, « périmètriques », accentuant encore la notion d’isolement de ce nouveau quartier qui « tourne le dos » au passé, aux habitants des rues voisines, à la ville voisine (Bry sur Marne) où les collectifs ne dépassent pas R+2 ou 3…

-         des espaces verts qualifiés « d’allées démagogiques »! Cette notion aurait été inventée dans les années 50 avec la construction des tours pour aménager les parkings… et n’a rien à voir avec les conceptions de jardin public ou de parc urbain des architectes-urbanistes. Quid des jardins privés variés, entretenus par les particuliers mais visibles par les passants du domaine public ?

-         Une voirie sur les pourtours constituant un nouvel obstacle à franchir ….

 

Au final, cela nous rappelait un « projet de promoteur des années 70 » !

 

 

Les pistes développées ensuite par ces étudiants passionnés nous ont  montré qu’une autre urbanisation est possible (voir diaporama pour les détails) où pour répondre au besoin admis de densification initié par la loi SRU, aux recommandations du Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) et aux orientations du Secteur I de Marne la Vallée, ils proposent « la mise en place d’un processus dont les rythmes ne sont pas figés, permettant une adaptation permanente aux aléas divers de développement. Une  stratégie prudente qui permet de créer une vraie mixité économique et sociale mariée à une richesse architecturale, à un moindre coût collectif puisque les équipements publics obligatoires pourront se programmer dans le temps » 

 

Les questions ont été nombreuses et révélaient les inquiétudes :

-         les embouteillages  vers Neuilly sur Marne

-         la saturation de la gare RER de Bry qui serait la plus chargée de la ligne

-         la circulation au bord de l’asphyxie sur l’A4 et les dessertes annoncée comme un point noir de la région pour 2015 ne serait-ce que par la croissance du secteur IV de Marne la Vallée…

Un intervenant a rappelé que « la raison » et d’ailleurs les recommandations officielles préconisaient de n’envisager le développement urbain que lié au développement  des structures de transport.

 

L’autre thème des questions a porté sur les possibilités de lier les deux ZAC.

Il a été rappelé que si Epamarne a la maîtrise foncière des terrains du Clos Montfort, la Commune à travers le PLU peut prendre des orientations « d’urbanisme » et obtenir ainsi des modulations…

A ce propos, un participant a relevé que la demande de « sortie du secteur I de la Ville Nouvelle » était annoncée… (Pourquoi maintenant et si tard, alors que l’utilité publique est demandée ? cette possibilité déjà évoquée il y a quelques années, aurait sans doute permis d’éviter le scandale des expropriations envisagées !) 

 

Quel était l’intérêt de créer une ZAC ?

Se donner la possibilité d’exproprier et de tout raser ! Habituellement, il s’agit de friches ou de terrains peu bâtis qui font l’objet de ce type de décision a-t-on répondu… (Question : il n’y avait donc d’emblée aucune place pour une autre possibilité ? Quid de la concertation ?)

 

Un habitant des bords de Marne a convié le professeur à préparer une nouvelle promotion d’élèves à travailler encore sur Noisy car un projet tout aussi pharaonique y était envisagé !

 

Quelqu’un a salué le projet pour sa possibilité de prévenir les problèmes d’insécurité du fait du maintien d’un tissu social, que ces constructions pouvaient s’inscrire dans une optique de développement durable ....

 

Voilà pourquoi nous devons être nombreux à refuser des hauteurs de 18 mètres + 4 m de combles avec possibilité de toit terrasse, nous devons refuser l’utilité publique pour ce projet municipal mal préparé et rétrograde et nous exprimer auprès de la commission d’enquête.

Continuons de nous mobiliser pour que les atouts de notre ville ne soient pas de nouveau  « bradés au tout immobilier »! Ce sera le thème de notre dossier à venir : le PLU

 

                                                                                                         Régine et Richard Codron

Par Régine et Richard - Publié dans : quartier des Bas-Heurts
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